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Avatar, 23. Novembre 2014, La Flèche d’Or

23 Nov

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Un an après le concert d’Avenged Sevenfold au Zénith de Paris, le premier groupe qui avait assuré la première partie en compagnie de Five Finger Death Punch a eu son second concert en tête d’affiche. Les cinq Suédois d’Avatar ont fait fondre la Flèche d’Or sous l’effet d’un set à la scénographie calculée et de basses affûtées.

Mais commençons par les premières parties. Etaient présents deux groupes Killus et The Defiled. Etant arrivée trop tard pour Killus, je vous laisse découvrir par vous même ce groupe d’industrial-métal portugais, qui avec son titre Feel the Monster a très certainement su plonger les spectateurs dans l’ambiance du cirque d’Avatar.

The Defiled

Et on remet le couvert. Je les avais vu, l’an passé, en première partie de Wednesday 13 en compagnie de Sister.

Le groupe nous propose un set efficace et le public est assez réceptif. Cependant, il est scéniquement divisé : d’un côté le chanteur et pianiste, qui s’amuse à jongler avec son clavier, nous partage leur énergie, de l’autre le guitariste et le bassiste sont assez transparents. Un groupe qui a su nous réchauffer mais sans créer une ambiance survoltée.

Un guitariste en moins, puisque le groupe joue désormais à cinq, a résolu le petit problème d’énergie. Le bassiste qui m’avait paru invisible a pris de l’assurance et aime à s’amuser avec le public et prend plaisir à jouer. Stitch D et The AVD (respectivement lead vocal/guitar et keyboards) étaient comme à leur habitude plein d’énergie, même s’ils semblaient plus plaisanter entre eux qu’avec le public.

The Defiled

The Defiled

Cependant, le public français n’ayant pas pris le temps de se renseigner sur les groupes présents ont pris Killus pour The Defiled et attendez donc Avatar en lieu et place du groupe britannique. Cela aurait pu être anecdotique, sauf quand certaines personnes se permettent de passer tout le set à exprimer leur mécontentement et à tourner le dos à la scène. Impolitesse quand tu nous tiens … (NDLR : Dans ce cas là, le bar c’est un coin sympa …).

Niveau son, quand on écoute The Defiled en vidéo on en prend plus qu’en Live. Vraiment dommage, car tout le côté electrocore disparaît totalement en live sous l’effet du duo basse/batterie. Problème de salle? D’ingé-son? Quoiqu’il en soit, le quatuor doit encore bosser pour arriver à se faire un nom.

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Avec un nouvel opus en 2014, le groupe mené par le charismatique Johannes Eckerström , était venu dans la capitale présenter la mise en scène de son travail. On sentait dès l’album précédent (NDLR : Black Waltz), l’envie de nous faire entrer dans un univers. On présentait déjà les traces de l’installation d’un cirque façon Foire Des Ténébres de Ray Bradbury, s’installer dans le dernier opus. Cette fois la troupe est installée et après une (trop ?) longue intro, les musiciens ont fait leur entrée sur scène. Un par un. En habit de groom, prêt à partager leur folie “insane”. Ils prennent place derrière leur instrument. L’intro de Hail The Apocalypse retentit et on attend plus que le maître de cérémonie pour commencer le spectacle.

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Le public est chaud, très chaud. L’ancienne gare se transforme rapidement en sauna. Les mimiques de Johannes nous transportent autant que les mélodies tranchées des basses lancinantes que le groupe sert avec une ardeur salutaire.

Entre deux titres le public scande sa dernière volonté :

Hellfest ! Hellfest ! Hellfest

A cela, Johannes répondra que c’est en pourparlers et que nous devons nous rendre dans le bureau des dirigeants du Hellfest et scander :

Avatar ! Avatar ! Avatar !

Le groupe enchaîne des morceaux de ses deux derniers albums, ne laissant aucun répit dans sa valse acharnée d’environ 1h30. La fin du show reprendra la mise en scène du début, chacun des membres finira par se figer sur les dernières notes de Tower, avant de s’aligner en fond de scène et de venir saluer tour à tour.

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Le public en redemande et on ne se lasserai pas de voir ce groupe sur scène, surtout si la scénographie évoluait; d’ailleurs à ce sujet, je profite de la présence du groupe après le show pour poser deux questions à Johannes :

Est-ce que votre maquillage est une inspiration de celui d’Alice Cooper ?

En partie, mais il mélange d’autres choses comme Orange Mécanique ou le Joker.

Pensez-vous à terme faire un show avec plus de moyen (décor façon cirque) ?

Oui bien sur si on en a la possibilité, on y réfléchit.

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The Snobs, Le Aids au Klub, le 04 juin 2014

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Quoi de mieux qu’un petit concert ( qui plus est de groupes français ) dans une petite salle ? Pas grand chose, assurément. C’est toujours dans l’intimité souterraine de petites salles confinées, et indétectables à l’oeil du novice, que l’on passe les meilleures soirées.

Et ce mercredi c’était deux groupes, profondément underground, de la communauté de l’Oeil Sourd qui étaient présents au deuxième sous-sol du Klub à Châtelet.

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Le Aids

Muni d’un Mac, d’un clavier et d’une guitare, ce one-man band, a décidé d’être seul maître à bord de son univers musical complètement décalé. Entre ballades folk et rock impétueux, Le Aids nous entraîne dans un univers peuplé de mélodies joyeuses à la rythmique énergique, qui ont le don d’imprégner nos esprits et nos corps, sans que l’on puisse cesser de bouger. Impossible de résister aux charmes de ces morceaux servis avec une bonne dose d’humour, faisant ressortir du fond de nos entrailles cette étincelle de folie, que les gens du monde d’en haut ont perdu.

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Set List (incomplète et inversée) :

Day One, Duplicata, My Little Friend, Loud, Stupid People,

Sugar Baby, Demain, A Matter of Time, Disco Boy

Son dernier album, The Lost Opportunities to Keep Quiet est une pépite vivifiante, à vous procurer gratuitement sur la page de l’Oeil Sourd .

The Snobs

Deux frères aux pseudonymes tout aussi intrigants que leur musique, Mad Rabbit et Duck Feeling proposent un univers mélangeant rock, et transe psychédélique. Le premier au chant et à la production, profite des sonorités aiguisées de la production de son cadet. Un subtile alliage de guitare, saxophone et autres cuivres sur fond de synthé, transcende chacun de leur morceau et nous permet d’aller au delà de notre propre substance comme si, sortir de son corps et l’observer de l’extérieur était désormais chose possible.

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Illustrant les courts métrages de Mad Rabbit, les morceaux bénéficies du renfort des images pour nous emmener encore plus loin à travers la frénésie qui s’empare de nous jusqu’à nous déposer dans un monde onirique d’où l’on regrette de sortir une fois la dernière note tue.

Le duo nous a proposé 7 titres, tous plus envoûtants les uns que les autres, avec un point d’orgue sur John You May Kiss the Groom, qui est l’acmé absolue de ce groupe définitivement anti-conformiste et novateur.

Set-List (probablement inexaste et certainement incomplète):

h.e.l.p. , Moutains, The Youthfull Look of a Charming Boy,

Mothergoose, John You May Kiss the Groom

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Leur dernier album Ekho’s Wheeling In Thespiae est disponible gratuitement sur leur site ou celle de L’Oeil Sourd.

Korn, 5 Mai 2014, Zenith de Paris

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Un an après leur dernier passage en France (Hellfest), deux ans après leur dernier Bataclan et sept ans après leur dernier Zenith, le groupe Californien Korn était de retour à Paris pour un concert attendu de pied ferme.

Dans un Zenith en petite configuration, la salle était convenablement remplie et on sentait l’excitation des fidèles montée au fur et à mesure de la soirée.

La première partie fût assurée par Hacktivist.

Hacktivist

Hacktivist est un groupe de metal/rap anglais formé en 2011. Ce quintet propose à l’instar de RATM un mélange de chant rap et de basse assourdissante (ça sera d’ailleurs le point noir de la soirée) qui pourrait être efficace si le côté métal dominait. Les crew, c’est pas ce qui fait fureur chez les métaleux.

Un bon moment tout de même lors de la reprise de Niggas in Paris de Jay-z et Kanye West.

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Galerie de Photos Radio Metal

Korn

Petite pause pour récupérer nos tympans, qui malgré les bouchons ont pris cher (premier rang, sous les amplis, tu sens même tes dents qui vibrent), tandis que le staff de Korn s’active. Un rideau noir est dressé devant la scène (dommage étant un peu de côté et tout devant, on voyait tout). L’impressionnante batterie, qui ressemble plus à une araignée sur le dos qu’à un instrument, est déballée. Le micro aux courbes d’alien féminine de Jonathan Davis est mis en place.

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On teste guitare, basse, batterie (juste le temps de renfiler nos bouchons). Ray Luzier passe dans les coulisses et en profite pour nous faire un coucou avant de disparaître en fond de scène. La lumière s’éteint. La foule crie. Les premières notes de Falling Away From Me retentissent. Le rideau tombe. Korn prend possession de la scène.

[Parenthèse Gala on] Jonathan a définitivement un look over-class. Petite chemise noire légèrement ouverte sur un décolleté velu et tatoué, petit jean tout propret, le tout avec cette chevelure où des relents d’une ancienne vie de dreadeux tentent de recréer leur territoire. [Parenthèse Gala off]

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Le groupe est visiblement très heureux d’être ici, sautant, courant de long en large de la scène, se faisant des blagues entre eux, etc … . Munky, Fieldy et Head s’en sont donné à cœur joie. Bref une ambiance familiale.

La Set-List enchaîne les gros classiques, glissant quelques titres du dernier album The Paradigm Shift :  Love and Meth,  Spike In My Veins et Never Never du dernier album. Comme à son habitude Jonathan nous gratifie d’une session de Cornemuse sur Shoot and Ladders.

Côté mise en scène des écrans télé parodie sites internet et émissions populaires, on retrouve l’âme du très bon Twisted Transistor, manquant à l’appel.

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Set-List :

Falling Away From Me, Twist, Got the Life, Love and Meth ,

Narcissistic Cannibal, Dead Bodies Everywhere, Spike in My Veins,

Get Up, Did My Time, Shoots and Ladders /Somebody Someone ,

Coming Undone, Here to Stay , Never Never, Freak on a Leash,

Clown, Divine, Blind

Galerie de photos Radio Metal

Un groupe de notre génération, qu’on aime voir et revoir surtout en si grande forme !

Zombie Rockerz Party, 11 avril 2014, L’Empreinte

11 Apr

Cette Zombie Rockerz Party regroupait trois groupes français et toulousains sous la bannière dance-metal-electro-rock. Dans la petite salle de L’Empreinte à Savigny-le-Temple, les presque 500 spectateurs venus remplir la salle vendredi soir, ont su recevoir de manière festive les membres de

Sidilarsen – Punish Yourself – Le Catcheur, la Pute et le Dealer

 

Sidilarsen

Ce groupe de metal-electro formé en 1997, entame ici la tournée de Chatterbox son 5éme album.

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Mélangeant samples électro, guitare saturée et rythmiques offensives le groupe dépeint notre quotidien avec des textes politiquement engagés et une volonté de faire réagir le public sur le monde qui l’entoure. Les textes sont chantés par les voix de David et Benjamin.

La force de ce duo réside dans la différence de timbre qui contrebalance parfaitement le mélange metal-electro. La voix rauque et caverneuse de Benjamin définie les contours obscures des paroles et des univers dans lesquels le groupe nous emmène. Tandis que celle de David est beaucoup plus claire et trace la ligne directrice de chaque morceau.

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Sur scène le groupe projette des clips sur deux écrans télé, nous plongeant ainsi un peu plus dans leur univers. Le plus prenant est celui du titre final Des Milliards, où l’on voit des visages se succéder sur un rythme très rapide, presque de manière psychédélique.

Le groupe déploie une véritable énergie sur scène et cerise sur le gâteau nous avons eu droit a un solo de batterie bien sympathique.

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Set-List : 

Comme On Vibre, Retourner la France, Surhomme, La Morale de la Fable,

Un Echo, Back to Basics, Paradis Perdu, A qui je Nuis me Pardonne,

On en veut encore, Où il Veut, Hermanos, Fluidité, Des Milliards

Un groupe à voir, si possible en tête d’affiche pour avoir un show complet. Ils seront à Paris au Divan du Monde le 15 novembre prochain.

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Punish Yourself

Groupe toulousain formé en 1994, ils mélangent hardcore, métal et punk rock dans un cocktail explosif et coloré. Le groupe est composé de deux guitaristes, d’un batteur et d’un chanteur. Jouant sur des samples ils rajoutent rythmes offensifs et folie dégénérative dans leur prestation.

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Ils sont accompagnés par une danseuse s’amusant tantôt avec une scie électrique, tantôt avec des torches enflammées.

Tous sont maquillés de la tête au pieds, sous des couleurs fluorescentes laissant entrevoir leur visage squelettique. Pour rajouter à l’ambiance, des squelettes multicolores sont disposés ça et là sur scène. Les cordes des guitares sont également fluorescentes, et les entrées de la danseuse se font par un portillon en forme de cœur rouge translucide sous une arche fleurie.

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Punish Yourself en live c’est El Día de Muertos, un carnaval de zombie tout droit venus du Mexique.

Le groupe enchaîne ses classiques mais joue aussi beaucoup de titre de son 9éme album, un concert énergique où l’on en prend plein la vue et les oreilles.

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Set-List :

 She Buys me Drugs, Rock n Roll Machine , Come on Come on,

Compañeros de la Santa Muerte, Zmeya, Mothra Lady,

All You Zombies , A Station in Space, Spiders 375 Necromancers,

Worms, Nation to Nation 

Le Catcheur, La Pute et Le Dealeur

Groupe d’électro utilisant pas mal de sample de titres métal/rock (Manson, Steppenwolf, Jefferson Airplane…) qu’ils remixent en live sur fond de clip aux images accélérées. Le tout afin de créer une sorte de transe electro-métal.

Malgré leur titre phare Smell My Finger et certains autres plus accessible à un public novice (comme je le suis), le groupe n’a pas séduit la majorité puisque la salle s’est vidée de 3/4 pour leur passage. N’empêchant pas les fans restants de se déchaîner dans la fosse comme sur scène.

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Five Finger Death Punch, 26 Mars 2014 , Bataclan

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Après les avoir découvert en première partie d’Avenged Sevenfold en Novembre dernier, je n’ai pas hésiter à aller les voir en live. Pour qualifier ce groupe faisons simple : Slipknot version Californie , baggy et maillot de basket, et toujours le sourire.

Une bonne soirée en perspective avec deux premières parties pour chauffer la salle.

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Pop Evil

Comme leur nom l’indique ce groupe d’alternative rock mélange pop/métal que ça soit dans la voix ou dans les riffs, passant d’un genre à l’autre. Le groupe arrive en costard, chemise, cravate, vestons et doc Marteens, tout un programme.

Ils ne joueront qu’une petite demi-heure, suffisante pour nous mettre dans l’ambiance de cette soirée.

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Encore mieux habillé que les premiers, cheveux gominés en plus, le groupe du Texas qui sent bon le Mexique vient, paradoxalement, nous servir une dose de Deathcore. En effet en les voyant on peut s’attendre à entendre des riffs hispaniques, et bien que nous y auront droit sur un titre, ce n’est pas le genre de la maison.

Du growl, des riffs saturés et des rythmiques bondissantes sont les ingrédients du cocktail du groupe.

Du métal qu’on a l’habitude d’entendre mais qui n’en ai pas moins bon.

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Five Finger Death Punch

Le groupe en tournée pour son 5éme album est venu avec toute son efficacité et surtout toute sa sympathie. On le sait le métalleux bien que bourru au premier à bord, est l’être le plus serviable au monde. Le chanteur de FFDP nous l’a encore prouvé ce soir. Tout d’abord en interrompant le concert après le premier morceau afin de demander des vigiles supplémentaires entre la fosse et la scène (deux vigiles pour gérer environ 800 personnes c’est léger). Plus tard dans la soirée il s’inquiétera du sort d’un rescapé de la fosse, repêcher par un vigile; vigiles qu’il remerciera tout au long de la soirée pour leur travail.

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Le groupe fera venir sur scène une fan, visiblement émue, en lui permettant de reprendre le refrain avec eux.

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Batterie au tempo rapide; chant oscillant entre profondeur et mélodie, parfois parlé , parfois crié, il nous balance d’une émotion à une autre; guitare et basse saturées; le cocktail est complet. Titres énergiques ou ballades planantes, le groupe nous entraîne rapidement dans son univers sans avoir besoin d’artifice.

FFDP enchaîne les titres efficaces, mettant le public en transe, créant des mosh, des circles pit et même un petit wall of death. Le public très efficace sur les refrains n’a pas hésité a donné de la voix. Encore un concert où le show fût aussi bien sur scène que dans la salle.

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Ils nous offriront en fin de set un magnifique tableau, éteignant toutes les lumières du Bataclan avant de faire allumer briquet et téléphones.

SetList :

Under and Over It, Burn It Down , Hard to See, Lift Me Up, Bad Company ,

Burn MF , The Agony of Regret, Remember Everything , Battle Born ,

Coming Down, Never Enough , Mama Said Knock You Out, Here to Die,

Far from Home, Champagne SupernovaThe Bleeding 

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Five Finger Death Punch l’un des nombreux groupes montant de la scène métal californienne, à voir et à écouter de toute urgence.

Steel Panther, 11 mars 2014, Bataclan

11 Mar

Un an et demi après leur dernier passage à Paris, revoilà les californiens de Steel Panther au Bataclan. Nouvel album en poche, slim léopard serré et perruque bien fixée, le groupe a encore une fois outrageusement retourné les codes du GlamRock pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.

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SkeelStain

Mais comme tout bon concert, il faut commencer par la première partie. Cette fois encore ce fût un groupe Français qui accompagnait le quatuor en tournée. Skeelstain (dont le nom ne signifie rien à part “on a collé deux mots, ça sonnait bien on a gardé”) est un groupe de Sleaze tout ce qui a de plus classique. Les songs s’enchaînent on retrouve les riffs du genre, une structure habituelle, les chœurs en arrière plan et des thèmes tout aussi génériques (sexe, drogue et rock n roll, amour et foot in your face).

Le groupe n’a pas réussit a totalement capté le public. Personnellement, je suis une adepte du genre, mais il faut bien dire que l’on en fait rapidement le tour, et j’avais l’impression d’entendre n’importe quel autre groupe.

Skeelstain n’apporte rien de nouveau mais le job est fait correctement. Pour parfaire le tout il faudra rajouter un peu d’effets visuels et d’originalité dans les titres comme dans la prestation.

Leur premier album Hard est sorti en mars 2013, et contient pas mal de titre fédérateurs tels que Death til’ U Die, Call Me God, Hard Rain, ….

Un groupe qui a encore pas mal de travail à fournir pour passer tête d’affiche mais qui passe très bien en première partie.

 

 

 

Steel Panther

Dès que la salle se rallume après la première partie, les regards balayent la salle à la recherche du premier soutif qui sauterait. On se souvient en effet, que lors de leur dernier passage, les parisiennes n’avaient pas attendu le groupe pour libérer leurs boobs.

Cette fois il faudra attendre la fin du premier titre et l’intervention  Michael Starr pour que les mots “nichons” “chatte” et “bite” fassent leur effet et que les t-shirt et mini top disparaissent.

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Steel Panther ce groupe californien qui sait faire les titres qu’il faut pour rameuter les foules, faire enlever leur fringues aux filles et faire trémousser les fesses de toute une salle.

Tout dans le second degré, depuis la coupe de cheveux aux mimiques provocatrices qui donneraient des ulcères aux associations catholiques, jusqu’aux paroles qui feraient crier les féministes au scandal , Steel Panther et son nouvel album All You Can Eat nous incitent encore une fois à nous mettre à poil et à danser sur leur titres GlamRock totalement clichés et décalés.

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Des riffs énergiques, des rythmiques dansantes, des paroles outrageuses, le groupe connait le mélange efficace et nous le ressert avec la même dose de folie. Le groupe créer une véritable fête à l’intérieur du Bataclan, proposant même que l’on ferme les portes jusqu’à l’aube, il ne manque plus que la mousse et le tableau serait parfait.

Rien de nouveau dans ce show: Lexxi nous gratifie toujours de ses séances make up et laquage, Satchel nous a fait un petit solo (beaucoup moins impressionnant quand 2012 où il avait pris les fûts en même temps) et Michael s’occupe du show au près de la gente féminine. Ils n’en restent pas moins un groupe à voir en live.

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SetList :

Eyes of a Panther, Tomorrow Night, Asian Hooker, Just Like Tiger Woods,

Party Like Tommorrow is the End of the World, Let me Cum in,

Turn out the Lights,Gloryhole, The Burden of Being Wonderful,

Gold Digging Whore, It Won’t Suck Itself, Death to All but Metal,

Community Property, 17 Girls in a Row, Party All Day (Fuck All Night)

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(Steel Panther un groupe qui s’envoie en l’air)

On peut regretter de ne pas avoir eu leur titre phare If You Really Really Love Me mais cela a plutôt tendance à prouver que le groupe n’a plus besoin de leur radio hit pour convaincre et qu’ils disposent d’une large palettes de morceaux dans laquelle piocher.

Un groupe pour ceux qui aime le glamrock, Sleaze et Hard Fm, qui ont du second degré et un humour décalé !

Viza, 18 février 2014, Divan du Monde

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Ayant reçu une invitation en tant qu’adhérente par radio metal, c’est sans attente particulière que je me suis rendue au divan du monde, ce mardi.

C’est avec surprise que je découvre une salle pleine à craquer, alors même que le premier groupe vient à peine de commencer.

The Distance
Groupe parisien crée en 2007, composé de quatre membres, qui enchaîne  titres Pop Rock aux influences américaines (Foo Figther, Queen of the Stone Age). Des titres, qui a mon goût auraient plus de saveur dans l’autoradio en roulant au hasard que sur scène. Le groupe passe de titre en titre, échangeant deux, trois mots avec le public. Une musique sympathique mais pas forcément efficace.

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LA grosse révélation de cette soirée pour ma part.

Le groupe américain , nous emmène dès son entrée sur scène dans un univers mystique et dans une sorte de transe collective. Composé d’un batteur d’un guitariste/bassiste, d’un percussionniste (djembé) et de deux chanteurs dont l’un va jouer d’un tom basse sur l’intro, et saisir une guitare sur d’autre.

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Le groupe est en communion avec le public, utilisant l’énergie qu’on lui donne pour retourner le Divan du Monde. Le faisant chanter, danser,  … le concert étant autant sur scène que dans la salle.

Dans des costumes mixant punk et tradition Egyptienne, PUi enchaîne les morceaux de son album Neo Primal . Tous les morceaux sont efficaces, on est transporter en Orient, sur fond de musique Electro-Rock.

Une vidéo valant mieux qu’un long discours, je vous laisse apprécier :

Cerise sur le gâteau, leur reprise de Breathe de Prodigy qui nous a électrifié ! (à voir dans la seconde vidéo de leur show au Divan).

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Viza

Groupe américain formé en 2005, leur musique rock alternatif se compose de sonorité arabisante , arméniennes et autres pays de l’Europe Oriental. Ce sont en quelque sort les petits frères de Serj Tankian.

Sur scène ils sont 6 : chant, deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un joueur de oud.

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Le groupe partage une ambiance très familiale et crée une grande fête au sein de la salle. Les titres sont enjoués, les mélodies entraînantes et on se retrouve dans un grand carnaval coloré, teinté de sonorité de diverses origines.

Viza est comparable au travail de Serj

Tankian (en solo) mais apporte une touche plus tzigane, comme si le groupe avait composé sur les routes et n’était pas passé par la case studio.

Nous avons même eu droit à un bout de My Way de Sinatra par le Roadie.

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Set-List :

Never Feel , Viktor’s Vanguard , My Mona Lisa , Vanished , Fork in the Road , Alabama Song (Whisky Bar) , (Kurt Weill cover) , Quicksand , The Girl That Doesn’t Exist , A Magic Ladder , Alley in Tijuana , Take Over the World , Brunette , Drum & Oud Improvisation , In Coins , Hourglass , Forward March , Trans-Siberian Standoff , Midnight Hour (Dingle Rock) , Breakout the Violins , The Uzbek Brothel

Sur le dernier titre, ce fût la valse des slams : le chanteur de Via ouvrant la danse en se lançant dans la foule puis s’ensuit ceux de PUi ainsi que certains membres du staff des groupes ou de la salle. Bref une soirée en communion totale entre les différents groupes et le public.

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