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Des Pieds et Des Mains

9 Jan

De : Ray Galton, John Antrobus
Adaptation : Dominique Deschamps, Gérard Pinter
Mise en scène : Arthur Jugnot, David Roussel.
Avec : Erwan Creignou, Karine Dubernet, Jean Franco, Marie-Hélène Lentini, Yannick Mazzilli, Ariane Mourier, Gilles Vajou
Genre : Comédie
Au Théâtre Fontaine, 10 Rue Fontaine, 75009 Paris (métro Blanche)
Jusqu’au 19 janvier 2014

 

Denis, steward, rentre chez lui après plusieurs jours d’absence. Il trouve un mot de sa femme, Diana, qui le quitte ne lui laissant que son dîner dans le four, un ticket de pressing mais aussi une dizaine de bras et de jambes dans le congélateur … D’où viennent-ils ? Est-ce que l’un des amants de sa femme est dans le coup ? En tout cas, Diana n’est pas parti avec l’éleveur d’autruche et son reproducteur Clarence, ni avec le meilleur ami de Denis un policier facho, et encore moins avec le prêtre lubrique de la paroisse. Seule sa belle-mère se réjouit de la situation, un peu trop vite peut-être?

La pièce se situe au coeur d’une bourgade anglaise. Elle dépeint des personnages aux situations toutes plus improbables. Les personnages sont attachants, et le cocktail explosif. Le décor très chargé et le rythme endiablé peuvent rebuter certain spectateur tout comme la présence d’un grand nombre de cliché (la jeune fille court vêtu et ignorante, le fermier naïf, le policier facho, le prête lubrique, …) mais pourtant l’énergie et l’absurdité de la pièce rende le tout irrésistible. On aime détester les personnages et se moquer d’eux. On se prend au jeu, on veut savoir où est Diana, avec qui est-elle partie et pourquoi y-a-t-il des membres dans le congélateur ?

Une bonne comédie dans la ligné du Théâtre de Boulevard, si vous aimez cet humeur vous adorerez cette pièce.

Ubrick / Orbick, 12 avril 2013, Théâtre de l’Agora

12 Apr

Adaptation d’un roman éponyme, Inspiré de l’oeuvre et de la vie de Philip K.Dick.

Dans cette pièce, quatre acteurs évoluent au milieu d’un décor optique, mêlant théâtre et projection sur écran. Sur une scène que l’on dirait penchée vers nous, les acteurs semblent en suspend dans leur vie, comme si on les avait mis sur pause. Aucun ne cherche à se battre contre sa situation, à s’échapper de sa vie monotone. Mais sommes-nous dans la vraie vie ou dans l’imagination de Phil?

Phil un écrivain sans succès, s’enferme dans ses histoires de mondes parallèles. Ici, Maury un ami et inventeur de génie, a découvert le moyen de créer des extensions de notre monde, en les fascinant à notre goût. A eu deux ils créent une entreprise : MicroWorld, qui permet aux gens de migrer dans ses micros-mondes. Mais le gouvernement les arrête. Maury est emprisonné dans une cuve, en semi-vie. Ni mort, ni vivant, il attend. Phil est assigné à résidence à vie. Sa seule visite est celle de la femme qu’il aime. Mais est-elle vraiment présente? Le dr Phelps qui le suit, l’oriente vers cette question.

La pièce commence par le récit de la naissance de Philip K.Dick. Deux jumeaux dans le ventre de leur mère, voient diminuer les quantités de lait. La soeur se laisse mourir pour donner la vie à son frère. Philip K.Dick aura toute sa vie que son impression d’être vivant n’est qu’une fiction.

Tantôt flottant dans les airs, tantôt absorbés par l’espace projeté sur l’écran. Les quatre comédiens savent nous emmener dans un univers décalé, ou parfois nous sommes nous même perdu entre rêve et réalité.

Le meilleur souvenir que je garde de cette pièce et la scène où Phil prend un ascenseur pour aller voir Maury. On nous projette alors sur l’écran des étages qui défilent comme si nous étions nous même dans l’ascenseur. Autre passage impressionnant, le passage de Mary perdue dans un micro-monde flottant dans les airs. Elle est sur scène attachée par un câble, et en même temps sur l’écran on nous projette une image de l’espace, de l’infini.

Cette pièce vaut le détour, même s’il faut du temps pour la comprendre après coup.

Arlequin valet de deux maîtres, 25 Janvier 2013, Comédie Italienne

25 Jan

Arlequin valet de deux maîtres, est une pièce de Carlo Goldoni écrite en 1745. Elle est jouée à la Comédie Italienne, adaptée et mise en scène par Attilio Maggiulli.

Petite salle oblige, la Comédie Italienne n’a pas beaucoup de moyen, et donc peu de décor et peu d’acteur. Ainsi certains des acteurs que nous allons présenter, joue plusieurs rôles :

Hélène LESTRADE – Beatrice, soeur de Federico
David CLAIR – Florindo, amant de Beatrice / Le Capocomico, chef de la troupe
Jean-Jacques PIVERT – Le Docteur Lombard, père de Silvio / Smeraldine, femme de chambre de Clarice
Mélanie TRUNZER – Clarice, fille de Pantalon / Pulcinella, serveur à l’auberge
Alexis LONG – Silvio, fils du Docteur / Brighella, l’aubergiste
Guillaume GARNAUD – Pantalon, riche et vieux marchand Vénitien, père de Clarice
Emmanuel BESNAULT – Arlequin, valet de Florindo et de Beatrice

Dans cette adaptation, Attilio Maggiulli justifie le fait que certains acteurs jouent plusieurs personnages par un prologue où l’on voit une troupe de comédien sur un bateau durant une tempête. La troupe emmenée par leur Capocomico, doit jouée la pièce “Arlequin, valet de deux maîtres” devant le Doge de Venise. Après la tempête, les dégâts matériels et humains sont conséquents, il faudra donc que les acteurs tiennent plusieurs rôles et qu’un même décor servent pour plusieurs choses.
En tant que spectateur nous voilà tous membre de la cour du Doge, assis bien confortablement pour assister à cette représentation.

Résumé : Pantalon un riche marchand vénitien, a promis la main de sa fille à Fredérico Rasponible un noble de Turin. Seulement problème celui-ci est assassiné, par Florindo l’amant de sa soeur Béatrice. Cette dernière arrive sous les traits de son frère afin de retrouver son amant. Là dessus Arlequin valet de Florindo,  toujours à l’affût d’une occasion de se faire de l’argent, accepte un second poste de valet au près de Béatrice.

Peut-être que, comme moi, vous serez un peu dérouté au départ, d’une part par l’adaptation avec le prologue inexistant chez Goldoni, mais la pièce est une pépite d’énergie et de bonne humeur où se mélangent quiproquo et rebondissement qui vous feront passer une soirée mémorable où vous rirez à gorge déployée. Et rien que pour le théâtre, vous ne serez pas déçu !

Le Dernier Coup de Ciseaux, 10 Novembre 2012, Théâtre des Mathurins

10 Nov

Une pièce de théâtre interactive et déjantée ! Voilà qui résume simplement.

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Le Dernier Coup de Ciseaux, est une comédie policière où le spectateur est invité à participer afin de démasquer l’assassin de la voisine du dessus d’un salon de coiffure. Aaaah ! Un salon de coiffure dans une pièce comique! Et oui les clichés sont démultipliés mais mon Dieu que c’est bon ! Un coiffeur qui joue les grandes folles, une coiffeuse qui semble idiote et non cultivée, une vieille dame bourgeoise comme cliente, le tableau est tout dessiné !

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Chaque soir un suspect différent, chaque soir un nouveau criminel. De ce fait, on peut aller revoir la pièce à l’infini !

La pièce commence jusqu’à ce que l’on découvre le corps de la victime. Les deux policiers s’adressent alors directement au public en nous disant qu’ils vont rejouer la pièce et que si quelque chose n’est pas refait à l’identique nous devons nous manifester.

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A l’entracte, les suspects restent sur scène et on peut continuer à les interroger, tandis que l’un des deux policiers sort dans la rue, et l’on peut lui faire part de nos pistes.

Un spectacle de Marilyn Abrams et Bruce Jordan
D’après 
Paul Pörtner
Adaptation : Sébastien Azzopardi et Sacha Danino
Mise en scène : 
Sébastien Azzopardi.

Avec :

Domitille Bioret, Romain Canard, Thierry Lanckriet, Yan Mercoeur,

Olivier Solivérès et en alternance Alyzée Costes ou Hélène Degy.

DERNIER COUP DE CISEAUX

A voir de toute urgence !

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